I2B6204-300x200 Maltraitance des personnes fragilisées : Comprendre, signaler et prévenir

 

Demain a lieu la journée mondiale de lutte contre la maltraitance des personnes âgées, l’occasion pour ADHAP de rappeler les 3 axes majeurs définis dans une note remise le 24 janvier dernier à Agnès Buzyn et Sophie Cluzel par Denis Piveteau, Président de la Commission pour la lutte contre la maltraitance et la promotion de la bientraitance*. Cette note, tristement d’actualité alors que des exemples de maltraitance sur des personnes fragiles ont été largement médiatisés, insiste sur l’importance de la compréhension du phénomène, du signalement et de la prévention.

 

Comprendre

Un des manques identifiés par la Commission de Denis Piveteau réside dans l’absence de dispositif d’analyse, d’identification du phénomène de maltraitance et de compréhension de ses mécanismes. La note propose donc la création d’un observatoire dédié.

 

Signaler

Il faut rappeler que toute personne témoin d’un acte de maltraitance doit le signaler et que la non-dénonciation d’une maltraitance malgré l’obligation peut être punie de 3 ans d’emprisonnement et de 45.000€ d’amende. Pour savoir quel est l’interlocuteur le plus pertinent ou pour toute autre question sur le signalement d’un acte de maltraitance, il faut appeler le 3977.*

8 000 c’est le nombre d’appels enregistrés en 2017 par la plateforme d’alerte sur les risques de maltraitance des personnes âgées et des adultes handicapés.

 

Prévenir

Comme le souligne la note, la prévention passe par la formation des professionnels : diagnostic des situations à risques, formation à la bientraitance, serious game… mais aussi par l’écoute et l’accompagnement vers des solutions de répit notamment pour les aidants familiaux dont l’épuisement est mis en cause dans bien des cas de maltraitance.

 

Pour une approche bien-traitante…

Depuis plusieurs années maintenant, Adhap Services a initié une démarche de formation « bientraitance » auprès de ses équipes. Ce sont ainsi 100 référents « Bientraitance » qui ont été formés au sein du réseau. Leur mission est de former à leur tour les intervenants à domicile et de les accompagner afin d’améliorer la qualité de vie et de favoriser le bien-être et l’épanouissement de la personne aidée comme de l’aidant familial.